33 communes de la Sarthe non reconnues en catastrophe naturelle : le ras le bol des sinistrés et associations de communes
Nouvel arrêté de catastrophe naturelle et nouveau refus pour les communes de la Sarthe
L’Association des communes sarthoises victimes des retraits-gonflements des argiles (ACSVRGA), présidée par Jean-Pierre Ferrand, s’indigne de la décision du 26 avril 2025 qui refuse la reconnaissance en « état de catastrophe naturelle sécheresse » à 33 communes de la Sarthe.
Ces communes avaient pourtant déposé, en 2024, un dossier visant à compenser les dégâts de fissuration des habitations causés par le phénomène cyclique de retrait et de gonflement des argiles. Or, ce sont près de la moitié des communes du département qui seraient touchées par ces désordres structurels, laissant de nombreux propriétaires sans aide financière pour réparer et consolider leurs logements.
Fissures liées à la sécheresse : quelles sont les communes concernées par ce refus ?
- Allonnes
- Arçonnay
- Bouloire
- Brette-les-Pins
- Brûlon
- Changé
- Chapelle-Saint-Aubin (La)
- Cormes
- Coudrecieux
- Coulaines
- Coulans-sur-Gée
- Ferté-Bernard (La)
- Lamnay
- Maisoncelles
- Malicorne-sur-Sarthe
- Mans (Le)
- Mareil-sur-Loir
- Mayet
- Neuville-sur-Sarthe
- Pruillé-l'Éguillé
- Pruillé-le-Chétif
- Rouez
- Sablé-sur-Sarthe
- Saint-Biez-en-Belin
- Saint-Christophe-du-Jambet
- Saint-Mars-la-Brière
- Saint-Michel-de-Chavaignes
- Savigné-l'Évêque
- Teloché
- Trangé
- Vibraye
- Villaines-la-Gonais
- Vion
Quelles solutions pour les sinistrés ?
Pour venir en aide aux sinistrés, il est d’abord essentiel de faire appel à un expert en fissures, indépendant de l’assurance. Son rôle est de poser un diagnostic précis et de proposer des mesures conservatoires d’urgence adaptées à chaque situation.
Lorsque le budget ne permet pas d’engager immédiatement des travaux de rénovation globale, cette expertise neutre portant sur le bâti offre une alternative précieuse. Elle identifie les actions correctives ponctuelles à court terme pour ralentir la progression des désordres et éviter que le bâtiment tombe en ruine.
En attendant une réparation définitive, la mise en œuvre d’interventions provisoires, comme le calfeutrement ciblé des fissures, une stabilisation ponctuelle des fondations ou l’étaiement de la structure, peut permettre d’assurer une protection efficace du bien sinistré et de garantir la sécurité des occupants.
